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Champion olympique, Meillard aborde avec sérénité l’hiver des Mondiaux à domicile

Après une saison brillante et de grands changements dans sa vie privée, Loïc Meillard retrouve la Coupe du monde à Sölden. Pour cette reprise, le Valaisan mise sur son expérience plutôt que sur la pression.

Rédaction 26news4 min de lecture
Loïc Meillard lors de la première manche du géant olympique à Bormio, le 14 février 2026.
Loïc Meillard lors de la première manche du géant olympique à Bormio, le 14 février 2026.

Loïc Meillard entame dimanche 25 octobre sa saison 2026/2027 de Coupe du monde à Sölden. Le Valaisan, champion olympique de slalom, s’élancera dans le géant du glacier du Rettenbach, dont la première manche débutera à 9 h 55. Il sort d’un hiver remarquable, marqué notamment par ses succès aux Jeux, et s’apprête à vivre une saison qui conduira aux Mondiaux de Crans-Montana. Mais dans l’immédiat, son envie est plus simple: après des mois de préparation, retrouver enfin la compétition.

«Oui, je me réjouis d’entrer de plain-pied dans la saison», confie Meillard. Sölden marque le passage de la préparation à l’hiver. «Maintenant, il s’agit d’être prêt en course.» Ses paroles traduisent l’impatience d’un athlète qui, après une saison réussie, ne veut pas seulement regarder derrière lui. Elles révèlent aussi le calme d’un skieur suffisamment expérimenté pour aborder ce premier rendez-vous avec recul.

Une première course sans attentes démesurées

Jusqu’ici, Sölden n’a pourtant pas été un terrain particulièrement favorable à Meillard. Son meilleur résultat sur le glacier autrichien reste une cinquième place, obtenue en octobre 2020. A ne considérer que ses succès récents, on pourrait donc attendre de cette entrée en matière davantage que ce que le principal intéressé souhaite y voir. Pour lui, la valeur d’un hiver ne se mesure pas à sa première course.

«J’ai assez d’expérience pour savoir que si cela ne fonctionne pas ici, ce n’est pas non plus la fin du monde», explique-t-il. Il restera ensuite du temps pour s’entraîner. Cette mise en perspective compte particulièrement à Sölden: ce rendez-vous précoce offre une première comparaison avec les adversaires, sans encore refléter le rythme qui s’installera plus tard en Coupe du monde.

L’enjeu consiste donc à faire passer en course le travail accompli à l’entraînement, sans tirer de conclusions hâtives d’un seul résultat. Son titre olympique en slalom ne change d’ailleurs rien au programme de la reprise: c’est dans une autre discipline qu’il commencera. En géant, même un technicien couronné doit retrouver ses repères et son rythme de compétition.

Le géant et le slalom d’abord

Après Sölden, une pause relativement longue attend Meillard. Sa deuxième apparition n’est prévue qu’à la mi-novembre, à Levi. Viendra ensuite le slalom de Gurgl, avant que le calendrier ne se resserre nettement. Les premières semaines lui laisseront ainsi la possibilité d’analyser sa course de rentrée et de poursuivre le travail à l’entraînement. Plus tard, les épreuves et leur préparation s’enchaîneront de manière plus rapprochée.

Champion olympique, Meillard aborde avec sérénité l’hiver des Mondiaux à domicile
Champion olympique, Meillard aborde avec sérénité l’hiver des Mondiaux à domicile

Le Valaisan a défini ses priorités en conséquence. «En début de saison, je vais me concentrer sur le géant et le slalom, puis nous verrons si le super-G vient s’ajouter à mon programme.» Une participation dans cette discipline de vitesse reste donc envisageable, mais elle ne constitue pas encore un élément arrêté de sa planification.

La nuance est importante. Pour l’heure, le slalom et le géant forment le cœur de son hiver; un éventuel élargissement se décidera plus tard. Meillard n’annonce pas un programme aussi chargé que possible: il conserve une marge de manœuvre. Lorsque le calendrier se densifie, chaque discipline supplémentaire impose aussi ses exigences en matière d’entraînement et de récupération. Son attention reste d’abord tournée vers les courses qui ouvriront effectivement sa saison.

Une préparation sans souci de santé, une vie privée transformée

Meillard juge favorablement les conditions dans lesquelles il aborde cette reprise. Son camp d’entraînement estival s’est bien déroulé, mieux que celui de l’année précédente. Il identifie clairement la différence: cette fois, il n’a pas rencontré de problèmes de santé. Il estime ainsi avoir bénéficié d’une préparation moins perturbée que celle qui avait précédé sa dernière saison, pourtant déjà couronnée de succès.

En dehors des pistes, son quotidien a lui aussi changé. Au cours des derniers mois, Meillard est devenu mari et père. Quatre jours après le géant de Sölden, il fêtera également ses 30 ans. A ce nouveau départ sportif s’ajoute donc une nouvelle étape de sa vie privée. Rien ne permet toutefois d’en déduire les conséquences sur son quotidien de compétiteur ou sur sa manière de vivre les courses.

Avant le premier départ, ses propos expriment surtout une satisfaction quant au travail accompli et une envie de se mesurer à nouveau à ses adversaires. Il n’y associe aucune garantie de résultat. Cette distinction entre un bon été et une première course dont l’issue reste ouverte traverse toute son appréciation de la reprise.

Un hiver particulier pour le public suisse

Pour le public suisse, cette saison ne se résume pas aux étapes habituelles de la Coupe du monde. Les Championnats du monde de Crans-Montana promettent un temps fort à domicile, et même dans son propre canton pour le Valaisan Meillard. Ses succès olympiques donnent un intérêt particulier à la suite de son parcours. Il ne formule toutefois pas d’objectifs précis pour les Mondiaux à l’heure d’entamer l’hiver.

Dans un premier temps, ce parcours passe par Sölden. Meillard veut y réussir la transition entre entraînement et compétition, sans donner à cette seule apparition un poids excessif. Plusieurs semaines le sépareront ensuite de Levi, avec du temps pour poursuivre sa préparation. Le cadre de cette saison est déjà posé, mais la façon dont il y prendra ses marques commencera à se dessiner dimanche, sur le glacier du Rettenbach.

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