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Au moins dix morts dans une collision de trains en Espagne, la ligne vers l’Andalousie coupée

Deux trains à grande vitesse sont entrés en collision près d’Urda, au sud de Madrid. Deux voitures ont dévalé un talus. Le bilan pourrait encore s’alourdir.

Rédaction 26news4 min de lecture
Première classe d’un train à grande vitesse AVE de Renfe sur la liaison Madrid–Barcelone.
Première classe d’un train à grande vitesse AVE de Renfe sur la liaison Madrid–Barcelone.

Au moins dix personnes ont perdu la vie et de nombreuses autres ont été blessées dans la collision de deux trains à grande vitesse, mercredi 28 octobre au matin, près d’Urda, dans la province espagnole de Tolède. L’accident s’est produit vers 9 heures, au sud de Madrid. Il implique une rame de l’opérateur privé Iryo et une autre de la compagnie publique Renfe. La circulation sur la ligne à grande vitesse entre Madrid et l’Andalousie a été interrompue dans les deux sens.

La porte-parole du gouvernement régional de Castille-La Manche, Esther Padilla, a confirmé un bilan provisoire d’au moins dix morts, en avertissant qu’il pourrait encore s’alourdir. Le service d’urgence espagnol 112 a également confirmé la présence de blessés. Leur nombre et la gravité de leurs blessures n’étaient pas encore connus. L’ampleur exacte de la catastrophe reste donc incertaine.

Deux voitures ont dévalé un talus

D’après les premiers éléments, les deux trains circulaient vers le sud, en direction de l’Andalousie. Un train AVE de Renfe aurait percuté par l’arrière la rame d’Iryo. Deux voitures de cette dernière ont déraillé et dévalé un talus ferroviaire. Le déroulement précis de la collision n’est toutefois pas encore établi. Aucune indication confirmée n’était disponible sur la vitesse des trains au moment du choc.

Les raisons de la collision demeuraient inconnues mercredi matin. Les éléments disponibles ne permettent de conclure ni à une défaillance technique ni à une erreur humaine. Les circonstances ayant conduit au déraillement des voitures restent elles aussi à éclaircir. Pour comprendre l’accident, il faudra distinguer les événements qui ont précédé l’impact de ses conséquences.

Sur place, deux questions se posent ainsi en parallèle: combien de personnes ont besoin d’assistance, et comment une telle collision a-t-elle pu se produire sur cette ligne à grande vitesse? Le bilan humain comme les causes restent incertains. Dans la matinée, il n’était possible ni de dresser un bilan définitif ni de fournir une explication de l’accident.

Une salle de sport préparée à Urda

Dans la ville voisine d’Urda, les autorités ont préparé l’accueil des passagers. Le maire a indiqué que la protection civile lui avait demandé de mettre une salle de sport à disposition pour leur prise en charge. Le nombre de personnes qui devaient y être accueillies n’a pas été précisé. Ces préparatifs ne permettent pas non plus de déterminer combien de voyageurs se trouvaient au total dans les deux trains.

Le président du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez, s’est dit bouleversé par l’accident. Sur la plateforme X, il a écrit: «Ma compassion, ma solidarité et mon soutien vont à toutes les victimes et à leurs familles.» Il a ajouté rester en contact permanent avec le ministre des Transports et le président de la région de Castille-La Manche, où se situe le lieu de la collision.

Pour les proches des voyageurs, l’incertitude demeure. L’avertissement du gouvernement régional sur une possible hausse du nombre de morts souligne le caractère encore provisoire du bilan. Parallèlement, les informations précises sur les blessés manquent toujours. Il reste donc essentiel de ne pas confondre le nombre de décès confirmés, celui des blessés et l’ensemble des passagers concernés.

Un axe vers le sud de l’Espagne interrompu

Le gestionnaire du réseau ferroviaire espagnol, Adif, a interrompu le trafic entre Madrid et l’Andalousie dans les deux sens. La fermeture touche donc aussi bien les trajets depuis la capitale vers le sud que les voyages en sens inverse. Aucune échéance de réouverture n’était encore connue. Aucun renseignement n’était non plus disponible sur d’éventuels transports de remplacement ou itinéraires de déviation.

Cette liaison appartient au réseau espagnol à grande vitesse, qui relie Madrid aux villes du sud du pays. Renfe exploite ses trains à grande vitesse sous la marque AVE. L’opérateur privé Iryo circule également sur ce réseau. Deux entreprises distinctes sont ainsi impliquées dans l’accident, mais ce seul constat ne permet de tirer aucune conclusion sur les responsabilités dans la collision.

Pour les voyageurs venant de Suisse, la fermeture a une conséquence directe si leur itinéraire en Espagne passe par Madrid pour rejoindre l’Andalousie, ou s’ils effectuent le trajet inverse. Ils doivent vérifier l’état de leur liaison avant de poursuivre leur voyage. On ignore si des ressortissants suisses figurent parmi les morts ou les blessés. Aucun autre lien direct avec la Suisse n’est établi à ce stade.

Le souvenir de la catastrophe d’Adamuz

La collision rappelle le grave accident ferroviaire survenu près d’Adamuz, en Andalousie, en janvier de cette année. Un train à grande vitesse d’Iryo avait alors déraillé avant de heurter une rame de Renfe arrivant en sens inverse. La catastrophe avait fait 46 morts et plus de 150 blessés.

Près d’Urda, les premiers éléments indiquent au contraire une collision par l’arrière entre deux trains circulant vers le sud. La présence des mêmes compagnies dans les deux accidents ne démontre pas une cause commune. Les prochaines précisions attendues concernent le bilan humain, le déroulement de la collision et la durée de fermeture de la ligne entre Madrid et l’Andalousie.

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